samedi, septembre 26, 2020
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Le régime misogyne en Iran prépare de nouvelles mesures de répression contre les « mal-voilées »

Craignant un nouveau pic de manifestations populaires en Iran, le régime misogyne des mollahs lance une nouvelle vague d’arrestations arbitraires pour réprimer les jeunes et en particulier les femmes, profitant de l’arrivée de l’été pour les harceler sous prétexte de ne pas observer correctement le code vestimentaire et le voile.

Citant le mollah Hojjatollah Zaker, un responsable culturel et social du Centre des affaires des mosquées, l’agence de presse Fars affiliée aux pasdarans, a écrit le 16 juin 2020 : « Alors que la chaleur arrive, le marché de l’indécence est également en plein essor. On voit des femmes et des filles à travers la ville et parfois au volant portant des tenues repoussantes, et parfois sans voile (…) La négligence des 26 organes responsables a également un grand impact car aucun ne fait respecter les lois écrites à cet égard (…) Nous espérons qu’à la fin du printemps, les organes responsables se réveilleront de leur hibernation de plusieurs années et trouveront une solution à cette situation difficile. »

Le même jour, Vali Ghanbari-Rad, procureur révolutionnaire adjoint de la province de Khorasan Razavi, a annoncé qu’un grand nombre de femmes avaient été arrêtées dans cette province pour avoir « publié des photos sur Instagram sans se couvrir la tête ». Le site Khabar Fori a cité ses propos : « Après les rapports soumis par des agents non connus (l’armée de hackers et d’espions du régime qui surveille les internautes sur les médias sociaux), nous avons ouvert une enquête sur l’affaire en collaboration avec la police de la sécurité et du renseignement de cette province. L’objectif était de sévir contre les comportements relâchés et triviaux sur Instagram (…) De nombreuses meneuses qui ont publié des photos sur les médias sociaux sans porter le voile ont été identifiées et arrêtées. Certaines ont été envoyées en prison après avoir été condamnées. D’autres ont été libérées sous caution et leurs dossiers ont été envoyés au tribunal pour qu’il leur inflige des peines”.

L’agence Fars a également organisé une table ronde « pour examiner la situation du voile et de la décence islamique dans les universités ».

Fars a cité Maryam Akhoundi, membre du conseil central et du bureau des femmes de l’Association islamique des étudiants de l’université Amir Kabir: « Nous sommes témoins d’une sorte de relâchement dans les universités (…) Nous constatons que, malheureusement, dans certains cas, il n’y a qu’une approche de surveillance. Les cas sont traités avec indulgence et selon le goût. »

« Nous ne devons pas attendre des mesures des responsables des universités », a déclaré Akhoundi, appelant ainsi les miliciens du Bassidj dans les universités à prendre directement des mesures contre les étudiantes.

Zeinab Sharifi, responsable de la milice étudiante du Bassidj de l’université de la Charia, entièrement féminine, a également révélé lors de cette table ronde que « la dignité des personnes (c’est-à-dire des jeunes femmes) n’est pas respectée par le département de la sécurité de l’université. » (Fars, 13 juin 2020)

De toute évidence, ces mesures répressives ne feront qu’ajouter à l’indignation sociale et en particulier à la fureur des femmes et des jeunes qui se sont organisés en unités et cellules de résistance pour renverser la dictature religieuse par des manifestations et des soulèvements populaires.

Commission des Femmes
du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 22 juin 2020

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