mercredi, juin 23, 2021
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Le régime torture les manifestants détenus et arrête les familles des victimes pour empêcher les commémorations

Le régime torture les manifestants détenus et arrête les familles des victimes pour empêcher les commémorations

Soulèvement en Iran – N° 61

L’ONU doit agir immédiatement pour mettre fin aux crimes contre l’humanité et envoyer une mission voir les prisonniers

Des informations reçues de l’intérieur de l’Iran dressent un sombre tableau de la torture brutale dans les prisons de Téhéran et d’autres villes d’Iran. Les conditions dans des prisons comme Fachfouyeh, Evine et Gohardacht sont tout aussi critiques selon ces informations. Les Iraniens pleurent traditionnellement leurs morts 40 jours après leur décès.

Le régime iranien tente désespérément d’empêcher cette commémoration pour les manifestants qu’il a tués dans la répression du soulèvement de novembre en arrêtant et en intimidant systématiquement les familles des victimes, a annoncé l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK),

Le régime torture les partisans de ce mouvement pour les contraindre de passer aux aveux. Les victimes subissent des pressions afin de dire qu’elles ont reçu de l’argent de l’OMPI pour incendier les banques, ou que l’OMPI leur a ordonné de tirer sur des manifestants innocents. Les tortionnaires exigent des victimes de répéter les mensonges selon lesquels l’OMPI serait financée par Israël et l’Arabie Saoudite.

1. Les informations indiquent que des prisonniers sont déjà morts sous la torture et que d’autres ont été victimes de disparitions forcées.

2. Il y a beaucoup de de collégiens de moins de 13 ans parmi les prisonniers.

3. Certains prisonniers auraient perdu plus de 20 kg ces dernières semaines à cause de la torture. On peut voir des cicatrices de sévices sur leur corps.

4. Des personnes libérées sous des cautions excessives portent également des marques de torture et ont été menacées de lourdes peines si elles disaient un mot sur ce qu’elles ont vu dans les prisons.

5. Les prisonniers sont entassés dans des cellules minuscules. A la prison de Fashafouyeh, environ 40 à 50 prisonniers sont obligés de partager une cellule de 10 à 12 m2. Il n’y a aucune possibilité de repos ou de sommeil et les prisonniers sont obligés de rester debout la plupart du temps. Chacun ne peut se reposer que 30 à 60 minutes.

6. Il n’y a aucun signe d’installations sanitaires ou répondant aux besoins vitaux minimums. Il n’y a pas de couvertures ou d’oreillers. Les prisonniers utilisent une ou deux tasses dans chaque cellule pour boire de l’eau.

Le ministère du Renseignements est néanmoins terrifié à l’idée d’autoriser les familles à commémorer les victimes et a arrêté les parents du défunt Pouya Bakhtiari ces derniers jours. La famille avait été menacée par les autorités de ne pas organiser de commémoration pour leur fils tué.

La Résistance iranienne avait annoncé précédemment que le guide suprême du régime, Ali Khamenei, avait ordonné la répression qui a abouti à la mort de plus de 1500 manifestants, à plus de 4000 blessés et à l’arrestation de plus de 12000 personnes.

Le massacre de 1500 manifestants, la torture et le meurtre de prisonniers sont des exemples de crimes contre l’humanité et la communauté internationale doit agir pour y mettre fin. Ce régime sanglant doit être isolé de la communauté des nations.

Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a de nouveau appelé les Nations unies à envoyer sans délai une mission d’enquête internationale en Iran pour se rendre dans les prisons et y rencontrer les détenus.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 24 décembre 2019

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