mercredi, juin 23, 2021
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Les dirigeants du régime expriment leurs craintes des conséquences du récent soulèvement en Iran

Les dirigeants du régime expriment leurs craintes des conséquences du récent soulèvement en Iran

Soulèvement en Iran – Communiqué No.47

« Soixante bureaux d’imam du vendredi ont été attaqués pendant le révolte »

Les dirigeants du régime intégriste expriment de plus en plus leurs craintes concernant les conséquences de la colère populaire à l’égard de Khamenei et des autres mollahs au pouvoir en Iran.

Cité par les agences de presse officielle, le mollah Ghiasoddin Taha-Mohammadi, qui a pris la parole pendant la prière du vendredi à Hamedan, a évoqué l’ampleur de la colère populaire qui vise le régime corrompu : « pendant les troubles, environ 60 bureaux des imams de la prière du vendredi ont été attaqués. » Rappelons que dans la plupart des crimes et corruptions dans le pays sont commis par les Imams du vendredi, qui sont des représentants de Khamenei, le Guide suprême des mollahs.

Terrifié par les slogans « mort à Khamenei » scandés tout au long des manifestations récentes, il a prétendu que Khamenei n’était pas responsable des problèmes du pays : « Pourquoi blâmez-vous le Guide suprême pour tous les problèmes du pays ? L’autorité du Guide est liée à la loi et il ne peut pas interférer dans les autres organes en dehors de la loi. Le leadership de la révolution c’est différent que de gérer le pays. Etre Guide suprême absolu ne veut pas dire qu’il peut faire ce qu’il veut ; il est contraint par la loi ! »

Par ailleurs, 40 députés du régime ont exprimé leurs craintes, dans une lettre à Rohani et Larijani (les chefs de l’exécutif et du législatif) et d’autres dirigeants du régime, concernant la flambée du mécontentement populaire : « Afin de réduire les racines du mécontentement – considérant le nombre élevé d’arrestations par les forces de sécurité, les renseignements et la police – et tout en appréciant leurs efforts, il semble que les détentions prolongées, notamment des étudiants et particulièrement des étudiantes, peuvent causer de nombreux problèmes (…) Si ces problèmes ne sont pas analysés avec précision, les intérêts nationaux risquent d’encourir des préjudices »

Ces paroles rappellent celles des députés du Majlis du Shah durant les derniers mois de son règne en 1979.

Un autre député, Mohammad Azizi, s’est adressé au président du parlement le 16 janvier : « L’argent de la population a été pillé, nous ne pouvons pas accepter cela. Les gens ont des problèmes, ils sont pauvres. Nous avons amené les gens à un point où ils ont dû sortir et manifester contre les prix exorbitants. Nous sommes venus dire que nous les avons entendus. Les autorités, les ministres et les députés sont venu dire à la population qu’ils l’ont entendu. Nous avons reconnu que les prix sont élevés, le gouvernement l’a reconnu, tout comme les membres du Majlis. Mais il ne suffit pas de parole pour calmer les esprits. Qui est responsable ? Qui devrait traiter ces problèmes ? »

De plus, selon le rapport des médias officiels, une « réunion du conseil social du pays » a été tenue sous la direction du ministre de l’Intérieur et du ministre de l’Éducation le 16 janvier. Le ministre de l’Intérieur a déclaré que « la réunion visait à examiner le cours des évènements récents, avec une analyse de la situation, ses causes, ses circonstances et les facteurs aggravants. Des décisions ont été prises à ce sujet pour tirer les leçons nécessaires et planifier en conséquence. »

Selon les statistiques du gouvernement, 90 pour cent des arrestations étaient des jeunes de moins de 25 ans, et 35 pour cent étaient des étudiants.

Secrétariat du Conseil National de la Résistance iranienne
Le 17 janvier 2018

 

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