mardi, septembre 21, 2021
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Qui sont les candidates de la mascarade électorale des mollahs ?

ImageMalgré le fait que tous les candidats de l’élection présidentielle des mollahs aient affirmé leur foi et leur loyauté dans la pratique, à la doctrine du Velayat-e-Faghih (la suprématie absolue du religieux), le Conseil des Gardiens n’en a qualifié que huit sur mille, qui compte au nombre des responsables de la répression, des meurtres, du pillage et de l’exportation du terrorisme ces vingt-cinq dernières années.

Cette sélection de candidats et le fait que le régime ait été incapable d’offrir ne serait-ce qu’une nouvelle tête à ses  interlocuteurs étrangers, est révélateur de l’impasse générale dans laquelle il se trouve. Hier, le général Mohsen Rezaï, reconnaissant la perspective d’un boycott général, s’est retiré de la course.

Ces vingt-cinq dernières années, Akbar Hachemi Rafsandjani a occupé divers postes, notamment au Conseil de la révolution, ministre de l’intérieur, président du parlement, vice-commandant en chef des forces armées, président et chef du conseil de discernement des intérêts de l’Etat. Dans ces fonctions, il a été parmi les principaux responsables des exécutions des opposants dans les années 1980, du massacre de 30.000 prisonniers politiques en 1988, des meurtres en séries de dissidents en Iran et d’assassinats d’opposants à l’étranger dans les années 1990. Il a aussi été responsable de la poursuite de la guerre anti-patriotique avec l’Irak.

Un tribunal allemand, à Berlin, a accusé Rafsandjani et le guide suprême Ali  Khameneï d’être les cerveaux des assassinats d’opposants à l’étranger. Rafsandjani a également joué un rôle clé dans le lancement et le développement du programme nucléaire clandestin de ce régime. Dans une interview sur Radio Farda le 14 juin 2005,  le chef de l’organisation iranienne de l’énergie atomique, Gholamreza Aghazadeh, a qualifié Rafsandjani d’architecte des activités nucléaires de l’Iran. Une grande partie de l’économie du pays est contrôlée par Rafsandjani et sa famille qui ont volé des milliards de dollars de la richesse nationale du pays. A la prière du vendredi du 5 mai 1989, il a déclaré : « si en représailles pour chaque Palestinien tué en Palestine, ils tuaient et exécutaient, hors de Palestine, cinq Américains, ou Britanniques ou Français, (les Israéliens) ne continueraient pas à faire ces méfaits. Ce n’est pas difficile de tuer des Américains ou des Français. »

Un autre candidat, le général Mohammad Bagher Ghalibaf a été à la tête des forces de l’Air du corps des pasdarans jusqu’en 2000. Il a joué un rôle important dans le développement des systèmes de missile. Il a été nommé commandant des Forces de sécurité de l’Etat. C’est dans cette fonction qu’il a joué un rôle direct dans la répression des protestations populaires et des manifestations. Durant les soulèvement de 1999, Ghalibaf et 23 autres commandants des pasdarans avaient écrit à Khatami « d’utiliser tous les moyens possibles » pour écraser le soulèvement ou « ils prendraient les choses en main ».

Mostafa Moïne a été ministre de l’Enseignement supérieur sous Khatami et ministre de la culture et de l’enseignement supérieur sous Rafsandjani. Il a également été président de l’université de Chiraz de 1981 à 1982 et membre du Conseil suprême de la révolution culturelle. Dans ces fonctions, il a été responsable des purges et de la mise en place de nombreuses mesures répressives contre les étudiants. Il a aussi été deux fois député.

Le général Ali Laridjani, a été à la tête de la radiotélévision de 1994 à 2004. Auparavant, il a été ministre de la culture et de l’orientation islamique sous Rafsandjani. Il a été nommé représentant du guide suprême au Conseil suprême de sécurité nationale. A la tête de l’audiovisuel, il a éliminé et expulsé des centaines d’employés et censuré tous les programmes.

Khameneï l’avait nommé dans un comité avec Saïd Emami, alors vice-ministre des renseignements et le général Bagher Zolghadr, vice commandant en chef du corps des pasdarans. Le comité a été impliqué dans l’enlèvement et le meurtre de nombreux intellectuels et écrivains dans les années 1990.

En 2003, Laridjani a mis sur pied des chaînes de télévision en arabe pour diffuser des programmes faisant la promotion de la vision intégriste de l’islam. Il a déclaré à l’agence de presse Fars en mars 2005 « faire la moindre concession sur la technologie nucléaire équivaut à la plus grande trahison. »

Le général Mahmoud Alinejad est l’ancien maire de Téhéran et parmi les premiers membres du Bureau de la Consolidation de l’Unité et un des planificateurs de l’occupation de l’ambassade américaine à Téhéran. Il a personnellement donné des coups de grâce à prisonniers politiques pour les achever. Il a aussi été le comandant de l’équipe responsable d’exécuter la fatwa anti-islamique et inhumaine de meurtre de l’écrivain britannique Salman Rushdie. Il a été gouverneur de la province d’Ardebil dans le nord-ouest de l’Iran et responsable de la répression et du meurtre d’opposants dans cette province.

Le général Mohsen Mehralizadeh a été un commandant du corps des pasdarans dès la première année du régime des mollahs. Il a joué un rôle actif dans l’identification, l’arrestation et l’exécution de centaines de dissidents dans la ville de Maragheh. Vice-président de l’organisation iranienne de l’énergie atomique pour les centrales électriques de 1993 à 1995, il a directement supervisé de nombreuses activités nucléaires clandestines.

Mehdi Karroubi a fait partie de proches confidents de Khomeiny et a été pendant huit ans, de 1989 à 1992 et de 2000 à 2004 président  du parlement. Il partage la responsabilité de toutes les atrocités du régime depuis 25 ans. Il a vigoureusement soutenu le massacre des prisonniers politiques en 1988. Pendant de nombreuses années, il a été en charge de la Fondation des Martyrs et du Comité de secours de l’Imam qui non seulement ont pillé la richesse des Iraniens, mais constituent aussi la source des activités terroristes du régime dans la région.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 16 juin 2005

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