lundi, janvier 24, 2022
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Treize des 21 nouveaux ministres sont des pasdarans

ImageMaryam Radjavi: La composition du gouvernement signale une montée de la répression, de l’exportation du terrorisme, de l’ingérence en Irak et de la course aux armes nucléaires

Le gouvernement de 21 ministres présenté par Mahmoud Ahmadinejad au Majlis (Parlement) dimanche est entièrement constitué de pasdarans, de terroristes et de responsables de la répression. Au moins treize d’entre eux ont été commandants et officiers dans le Corps des Pasdarans.

La présidente de la République élue du Conseil national de la Résistance iranienne,  Maryam Radjavi a déclaré que “le message de ce gouvernement est une augmentation de la répression, de l’exportation  du terrorisme, de l’ingérence en Irak et de la course aux armes atomiques. [Le guide suprême Ali] Khameneï a désormais parachevé la domination des pasdarans sur tous les leviers du pouvoir, un processus qui a commencé en février 2004 avec l’élimination de la faction rivale au Majlis. Cela  indique la détermination absolue du guide suprême d’intensifier la répression dans le pays, le terrorisme hors des frontière de l’Iran et une quête sans répit des armes nucléaires ». 

“La politique catastrophique de complaisance des pays occidentaux, particulièrement de l’Union européenne, a assuré à Khameneï qu’il pourrait continuer de réprimer le peuple iranien, d’exporter l’intégrisme et le terrorisme et d’opérer la plus grande purge dans son régime en toute impunité. Cette politique a également grandement aidé les mollahs à se rapprocher de la bombe atomique », a ajouté Mme Radjavi.

Treize des 21 ministres ont un long passé dans le corps des pasdarans, le ministère de la Défense et les organes qui y sont rattachés. Davoud Danesh-Jafari, Hossein Saffar Harandi, Mostafa Mohammd-Najjar, Seyyed Mehdi Hashemi, Mohammad Jahromi, Masoud Mir-Kazemi, Seyyed Parviz Fattah, Mohammad Saidi-Kia, Mohammad-Reza Eskandari, Mohammad Rahmati, Alireza Tahmasebi, Mohammad Soleymani et Alireza Ali-Ahmadi, qui ont été choisis pour les ministères de l’Economie, la Culture et l’Orientation islamique, la Défense, l’Assistance sociale et la Sécurité sociale, le Travail et les Affaires sociales, le Commerce, l’Energie, le Logement, le Jihad (croisade) de l’Agriculture, le Transport, l’Industrie et les Mines, les Communications et les Coopératives sont d’anciens commandants et officiers des pasdarans ou ont travaillé dans les organes qui en dépendent. 

Le future ministre de la Défense, le général Mostafa Mohammad-Najjar, fait partie des figures clés de l’exportation du terrorisme et de l’acquisition d’armes atomiques. Il a rejoint les pasdaran lors de leur création en 1979 et a joué un rôle actif dans la répression de la population au Kurdistan, spécialement dans le massacre de Naghadeh in 1979. En 1982, il a été nommé à la tête de la direction du Moyen-Orient des pasdaran (Liban, Palestine et Etats du Golfe persique) et a passé la plupart de son temps au Liban. Mohammad-Najjar est resté à cette fonction jusqu’à 1985. Il a mené de nombreuses missions dans ce pays. Certaines informations indiquent qu’il était au Liban quand la garnison des Marines américains a explosé à Beyrouth en 1983.

A son retour du Liban, Mohammad-Najjar a commence à travailler dans les Industries militaires en 1985 et a été à la tête du groupe de l’Organisation des Industries de la  Défense. Les mortiers de 320-mm utilisés pour attaquer le bureau des Moudjahidine du people d’Iran à Bagdad en 1997 ont été fabriqués sous sa supervision.

Le candidat au Ministère de la Culture et de l’Orientation islamique, le général  Hossein Saffar-Harandi, a été rédacteur en chef du journal Kayhan et un responsable clé de la persécution des écrivains et des journalistes. De 1980 à 1983, il a été  commandant adjoint du 6e commandement régional des pasdaran (provinces de Hormuzgan, Kerman et Sistan-Baluchistan). De 1984 à 1994, il a été en charge de la direction politique des pasdarans. Saffar-Harandi a travaillé étroitement avec le vice-ministre des renseignements  Saïd Emami qui avait planifié et exécuté les « meurtres en séries » dans les années 1990.

Le ministre destiné au poste du Travail et des Affaires sociales, Mohammad Jahromi a fondé la branche des pasdarans dans les provinces du Guilan et du Mazandaran dans le nord de l’Iran. Le ministre désigné pour le Commerce, Massoud Mir-Kazemi été responsable de l’organisation de la logistique du corps des pasdarans et il est conseiller au ministère de la Défense depuis 2001. Le futur ministre de l’Energie, Parviz Fattah a été commandant des pasdarans, notamment vice-commandant de la Division spéciale durant la guerre Iran-Irak.

Le ministre désigné pour les Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki a été ambassadeur en Turquie en 1985. Il a un long passé dans la planification et l’organisation des opérations terroristes particulièrement contre les militants de la résistance et les dissidents à l’étranger. Mottaki a été directement impliqué dans le plan et l’exécution du rapt de Abol-Hassan Mojtahedzadeh, un militant de la Résistance iranienne, en Turquie en 1988 et les tentatives d’homicides contre Mohammad Mohadessine et Hossein Abedini en 1990 à Istanbul. A titre de vice-ministre pour les affaires légales et internationales au ministère des affaires étrangères, Mottaki a fourni assistance et passeports aux terroristes du régime. En 2001, il a été nommé dirigeant adjoint à la communication, à l’organisation des communications de la culture islamique, la principale agence du régime iranien pour ses activités intégristes à l’étranger et le recrutement et l’entraînement des ressortissants étrangers pour les  opérations terroristes.

Le ministre désigné pour l’Intérieur, le mollah Mostafa Pour-Mohammadi a pris part au  massacre de 30.000 prisonniers politiques en 1988. A la création du ministère des renseignements, Pour-Mohammadi a occupé la fonction de vice-ministre du mollah Mohammad Mohammadi-Rayshahri. En tant que représentant du ministre, Pour-Mohammadi a pris part à la « commission de la mort » qui a eu pour tâche d’appliquer la fatwa de Khomeiny ordonnant le massacre de 30.000 prisonniers politiques. Il a été vice-ministre des renseignements sous Ali Fallahiyan et Qorban-Ali Dorri Najafabadi dans les années 1990. Pour-Mohammadi se trouvait parmi les responsables des “meurtres en série” des années 1990 où au moins 120 dissidents, écrivains et intellectuels ont été enlevés et sauvagement assassinés.

Le ministre désigné pour le ministère des Renseignements (Vevak) Gholam-Hossein Mohseni Eje’i a représenté le parquet révolutionnaire au sein du Vevak et a joué un rôle actif dans l’arrestation et l’exécution de Moudjahidine et autres dissidents dans les années 1980. En tant que juge principal de la 3e branche du tribunal révolutionnaire, Mohseni Eje’i a personnellement condamné à mort des milliers de prisonniers politiques.  Il a été nommé comme vice procureur en 1995 et procureur en 1998 du tribunal spécial du clergé, où il a personnellement pris part aux condamnations, emprisonnements et exécutions de centaines de religieux dissidents.

Le candidat pour la Justice Jamal Karimi-Rad a été adjoint du procureur de la révolution, procureur général au Kurdistan, procureur de la révolution dans les provinces de Zanjan et de Qazvin, chef du tribunal de la révolution, responsable de traiter les violations des employées du judiciaire à Ghazvine (nord) et procureur militaire. C’est à ces titres, que Karimi-Rad a personnellement délivré des mandats d’arrêt, châtié et exécuté des militants politiques et purgé des juges dissidents.

Secrétariat du  Conseil  national de la Résistance iranienne
Le 15 août 2005

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