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Iran : Un millier d’anciens prisonniers politiques dans une conférence à Achraf-3

Iran : Un millier d'anciens prisonniers politiques dans une conférence à Achraf-3 en Albanie pour commémorer le soulèvement de novembre 2019

Iran : Un millier d’anciens prisonniers politiques dans une conférence à Achraf-3 en Albanie pour commémorer le soulèvement de novembre 2019

12 membres de l’OMPI évoquent les crimes du régime iranien dans les années 1980 et le massacre de 1988

Des témoignages sur un génocide, des crimes contre l’humanité et l’héroïsme des membres et partisans inébranlables de l’OMPI

Mme Maryam Radjavi :

– Les flammes du soulèvement sanglant de novembre 2019 ne se sont pas éteintes et ne s’éteindront jamais. Elles se poursuivront jusqu’à ce que les commanditaires et les auteurs de tous les massacres soient poursuivis et que le fascisme religieux en Iran soit renversé.

– Les mollahs ne peuvent plus dissimuler le génocide et les crimes contre l’humanité, et la tentative du ministère du Renseignement et ses agents d’effacer l’identité des prisonniers politiques OMPI massacrés a échoué.

Le dimanche 14 novembre 2021, une conférence intitulée « Appel à la justice pour le massacre de 1988 et du soulèvement de novembre 2019 » s’est tenue à Achraf-3 en Albanie. Un millier d’anciens prisonniers politiques sous les dictatures du chah et les mollahs assistaient à la conférence, et 12 anciens prisonniers politiques ont pris la parole.

Mme Massoumeh Malek-Mohammadi, secrétaire générale adjointe des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK), qui a été arrêtée en 1982 et a passé de nombreuses années à la prison d’Evine, présidait le rassemblement. Dans son discours d’ouverture, elle a déclaré : « Parmi les prisonniers ici présents, 220 sont des femmes de l’OMPI. Le massacre de l’été 1988 a été le plus grand massacre de prisonniers politiques de l’histoire moderne. Un génocide et un crime sans précédent, dont les dimensions n’ont pas encore été révélées en raison de la politique de complaisance, et pour lequel personne n’a été poursuivi. Non seulement ses commanditaires et ses auteurs n’ont pas eu à répondre de leurs actes, mais ils continuent à commettre des crimes contre l’humanité aux plus hautes fonctions gouvernementales. »

Hassan Zarif, qui a été détenu dans les prisons de Ghezel-Hessar et d’Evine pendant 12 ans, a déclaré : « En octobre, lorsque je suis retourné dans la section générale (après avoir été placé en isolement), j’ai réalisé qu’un énorme massacre avait eu lieu. 90 à 95 % des prisonniers avaient été exécutés, et sur les 14 quartiers d’Evine, qui comptaient des milliers de prisonniers, moins de 90 avaient survécu. Dans notre quartier, sur 175 prisonniers, 150 avaient été exécutés. Dans certains quartiers, personne n’avait survécu. Sur les trois quartiers de femmes, qui comptaient environ 250 prisonnières, quelques-unes ont survécu dans un quartier, la plupart étant marxistes. »

Dans son intervention, Mohammad Raputam, emprisonné à Evine, Ghezel-Hessar et Gohardacht pendant 11 ans, a déclaré : « Nous étions 154 prisonniers qui avons été transférés de Gohardacht à la prison d’Evine en juin 1988. J’ai été emmené à la commission de la mort au début du mois d’août 1988, dont les membres sont des responsables du régime actuel, comme son président (Ebrahim Raïssi). Sur les 154 membres et partisans de l’OMPI qui venaient de Gohardacht, 147 ont été exécutés lors du massacre de 1988. »

Mme Parvine Firouzan, emprisonnée pendant 9,5 ans dans les prisons d’Evine, Ghezel-Hessar et Gohardacht, a déclaré : « L’exécution des femmes de l’OMPI reste un mystère qui n’a pas été rélévé, alors que d’autres aspects du massacre ont été mis en lumière. Très peu de femmes ont survécu à ce génocide. Toutes les prisonnières, sauf une, détenues dans cinq pièces contenant chacune 10 à 15 personnes, ont été exécutées. Il s’agissait de femmes qui, au-delà de l’endurance humaine, avaient subi d’amères tortures mentales et physiques 24 heures sur 24 pendant sept ans, notamment dans des « unités résidentielles », des « cages » et des cellules d’isolement pendant de longues périodes. »

Assadollah Nabavi, emprisonné pendant 13 ans dans les prisons de Semnan et d’Evine, a déclaré : « Le 30 juillet 1988 a marqué le début des exécutions à Semnan. Au début du massacre, la prison de Semnan était pleine de prisonniers politiques, mais fin octobre 1988, il ne restait plus que trois d’entre nous. C’est la situation d’une ville, à partir de laquelle on peut deviner les dimensions du massacre et du génocide et le nombre de prisonniers politiques de l’OMPI exécutés dans tout l’Iran. »

Abbas Torabi, emprisonné dans diverses prisons à Zahedan, Evine et Ghezel-Hessar pendant huit ans, a déclaré : « J’étais à la prison de Zahedan au moment du massacre et les prisons publiques et secrètes de Zahedan étaient remplies de prisonniers politiques soutenant l’OMPI, qui ont presque tous été exécutés. Pendant le massacre, tous ceux qui avaient l’intention de rejoindre l’OMPI à l’étranger et qui ont été arrêtés à la frontière ont été sommairement exécutés sans procès. Ils nous ont soumis à une pression extrême, exigeant que de nous d’insulter M. Massoud Radjavi (dirigeant de la Résistance iranienne) avec un langage obscène. »

Dans son intervention, Mme Homa Jaberi, arrêtée à l’âge de 18 ans et emprisonnée pendant 5 ans et demi dans les prisons d’Evine, Gohardacht et Ghezel-Hessar, a déclaré : Les conditions là-bas étaient terribles. Ils nous couvraient de la tête aux pieds avec des tchadors et des bandeaux ; nous devions nous tenir debout dans un silence absolu contre le mur, sans aucun mouvement, et nous étions torturées toutes les nuits. Ils ne nous permettaient pas de dormir, sauf une fois tous les quelques jours. Ils nous attaquaient plusieurs fois par jour, et nous étions sévèrement torturées. Certaines de nos sœurs qui étaient là depuis 14 mois ont perdu leur équilibre mental à cause de la pression, et certaines de celles qui ont survécu ont été exécutées lors du massacre de 1988. »

Mohammad Sadegh Sadeghi, détenu dans les prisons d’Evine, Ghezel-Hessar, Gohardacht et du Comité mixte jusqu’en 1987, a déclaré : « J’étais dans le quartier n°4 de la prison d’Evine en 1981, où parfois 70 à 100 exécutions avaient lieu la nuit, et nous comptions les coups de grâce. Cependant, le moral de nos camarades était très élevé. La nuit du 28 septembre 1981, j’ai compté 292 coups de grâce. Les exécutions ont commencé à 21 heures et ont duré jusqu’à l’aube. »

La docteur Atefeh Ashtiani, emprisonnée à Evine pendant cinq ans, a déclaré : « Mon frère, Mehdi, faisait partie des personnes massacrées. Il a été arrêté en 1984 à l’âge de 19 ans. Ma sœur, Maryam, a repris contact avec l’OMPI après sa libération. Elle a quitté la maison le 2 octobre 1992, mais n’est jamais revenue. Le 30 août 1993, Hamid Noury (un bourreau actuellement jugé pour crimes contre l’humanité en Suède) a dit à ma mère : « Votre fille voulait rejoindre les Moudjahidine du peuple. Nous l’avons tuée ». Elle a ajouté : « Les personnes exécutées faisaient partie des meilleurs et des plus brillants citoyens de notre nation et comprenaient des spécialistes, des professeurs d’université, des écrivains, des artistes, des médecins et des infirmières. »

Ali Sarabi, qui a passé cinq ans dans les prisons d’Evine, de Gohardacht et de Ghezel-Hessar, a décrit sa tentative infructueuse d’évasion de prison et a déclaré : « Pendant un mois et demi, alors que j’étais au centre d’interrogatoire, j’ai entendu des tirs et des coups de grâce presque toutes les nuits. Les prisonniers se souviennent qu’environ 1 500 personnes ont été exécutées par un peloton d’exécution dans les nuits qui ont suivi le 27 septembre 1981. Si je devais résumer l’expérience de la prison en une phrase, je dirais que c’était d’une part un crime au-delà de l’imagination commis par le régime clérical et d’autre part c’était une résistance au-delà des capacités humaines mise en œuvre par les prisonniers politiques de l’OMPI. »

Rasoul Ebrahimian, qui a passé 17 ans dans diverses prisons, a parlé du massacre des prisonniers politiques à Tabriz : « Fin juillet 1988, les promenades en plein air et les parloirs ont été arrêtées. Tous les prisonniers politiques de l’OMPI ont été exécutés dans les prisons d’Oroumieh et de Shahrekord. »

Mme Mahine Latif, qui a passé environ six ans dans la prison d’Evine, a déclaré : « Khomeiny et ses bourreaux n’auraient jamais imaginé que les femmes partisanes de l’OMPI humilieraient leur régime. Le régime clérical n’a épargné aucun effort pour dissimuler les dimensions de ses crimes et l’identité des massacrés. Mais tout comme les murs de la prison du régime du chah se sont effondrés, les murs de la prison du régime clérical s’effondreront. »

Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), est arrivée à la fin de la conférence. Elle a rendu hommage à la mémoire de plus de 1 500 martyrs du soulèvement de novembre 2019 et à la mémoire des victimes du massacre de 1988. Elle a déclaré : Les flammes du soulèvement de novembre 2019, trempées dans le sang, ne se sont pas éteintes et ne s’éteindront jamais. Elles continueront à se battre jusqu’à ce que d’autres soulèvements comme celui de novembre 2019 éclatent, jusqu’à ce que les commanditaires et les auteurs de tous les massacres soient poursuivis, et jusqu’à ce que le fascisme religieux en Iran soit renversé. Le soulèvement de novembre 2019 envoie un message particulier: demander justice pour les victimes du massacre de 1988 revient à se soulever pour le renversement des mollahs. Depuis les couloirs de la mort des prisons jusqu’aux rues de Téhéran, Tabriz, Ahwaz et Ispahan, les Moudjahidine du peuple (OMPI/MEK) ne renonceront jamais cet objectif jusqu’à la libération de l’Iran. Il est de notoriété publique que le sanguinaire guide suprême des mollahs, Ali Khamenei, et le meurtrier de masse, Ebrahim Raïssi, ont personnellement ordonné la répression sanglante du soulèvement. Ils ne pourront jamais échapper aux poursuites et aux sanctions. Le peuple iranien et la Résistance ne renonceront jamais cet objectif. Et personne ne pourra faire taire les cris courageux des mères des martyrs de novembre.

Mme Radjavi a souligné : Les conditions objectives pour une révolution démocratique et le renversement du régime clérical sont plus mûres que jamais. L’économie du pays est paralysée, et la grande majorité de la population vit dans la pauvreté et la famine. Khamenei a délibérément laissé la porte ouverte à la propagation du coronavirus et a interdit l’importation de vaccins étrangers. Il voulait contenir la révolte, les protestations et les grèves de la société en répandant la mort. Cependant, le mouvement de protestation a refait surface avec le soulèvement de la population du Baloutchistan, suivi par le soulèvement de la soif au Khouzistan, les protestations des enseignants, des agriculteurs et des travailleurs dans tout le pays.

 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 15 novembre 2021

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