dimanche, novembre 22, 2020
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Les députés belges appellent à soutenir les travailleurs iraniens du secteur pétrolier

Le Comité belge des parlementaires et des maires pour un Iran démocratique, dans une lettre adressée à la Fédération belge du travail, a exprimé sa solidarité avec les travailleurs iraniens du secteur pétrolier et de la pétrochimie qui sont en grève. Le Comité a également exhorté l’Organisation international du travail à se mettre aux côtés des travailleurs iraniens et à soutenir leurs justes revendications.

Les législateurs belges ont également condamné les violations des droits humains et les exécutions continues perpétrées par le régime des mollahs.

Le jeudi 13 août a marqué le 13e jour de grève de dizaines de milliers d’ouvriers et d’employés du pétrole, du gaz et de la pétrochimie en Iran. Ces grèves se déroulent dans 51 endroits dans les provinces d’Ispahan, d’Ardabil, d’Azerbaïdjan oriental, d’Azerbaïdjan occidental, d’Ilam, de Bouchehr, de Khorasan Razavi, du Khouzistan, de Fars, du Sistan-Baloutchistan, de Markazi et d’Hormozgan. Les travailleurs en grève endurent des conditions de travail intolérables dans une chaleur extrême et des conditions effroyables. Ils n’ont pas la sécurité de l’emploi car ils ont été contraints de signer des contrats temporaires. Ils ne sont pas non plus couverts par une assurance maladie et ne perçoivent pas de pension. Les employeurs peuvent les licencier à tout moment. Leurs salaires sont plusieurs fois inférieurs au seuil de pauvreté, et même ces maigres salaires n’ont pas été payés depuis plusieurs mois.

La lettre des membres du Parlement belge :

Les grèves des travailleurs du pétrole, du gaz et de la pétrochimie dans 12 provinces entrent dans leur douzième jour.

Cher représentant de la fédération belge du travail,

Les autorités iraniennes détiennent le taux mondial d’exécutions le plus élevé par habitant selon Amnesty International et l’opposition iranienne. Plus de 160 personnes ont été exécutées en Iran cette année, dont certaines étaient des mineurs et des travailleurs.

Mustafa Salehi, un ouvrier du bâtiment, a été exécuté le 5 août de cette année ; il avait été arrêté lors des manifestations de 2017-2018 contre l’augmentation du prix des produits pétroliers.

Les travailleurs iraniens n’ont jamais été soumis à une telle pression pendant les quatre décennies du régime des mollahs, et ils n’ont jamais connu une situation aussi insupportable. Car cette année, ils font également face à un autre ennemi appelé le Covid-19, et ils doivent se battre sans arme sur les deux fronts.

Plus de 96 % des travailleurs n’ont pas d’assurance, travaillent sur une base journalière et ne bénéficient d’aucune couverture. « Si un ouvrier ne travaille pas pendant la journée, il n’aura pas de salaire et pas d’argent pour le dîner », a déclaré le président du régime, Hassan Rohani, en justifiant l’abolition de la quarantaine et en forçant les travailleurs à reprendre le travail. Ils ne bénéficient pas des normes minimales de sécurité dans les usines et les ateliers et n’ont pas le droit de protester. Chaque protestation est réprimée par l’emprisonnement, la torture ou, à tout le moins, par des licenciements.

La grève nationale des travailleurs et employés du pétrole, du gaz et de la pétrochimie s’est poursuivie dans 20 villes de 12 provinces en raison de salaires impayés. Les travailleurs et les employés de 44 raffineries, sociétés et usines affiliées à l’industrie pétrolière, gazière et pétrochimique à Ispahan, Ardabil, Azerbaïdjan occidental, Azerbaïdjan oriental, Ilam, Bushehr, Khorasan Razavi, Khuzestan, Fars, Sistan-Baloutchistan, Central, et Hormozgan sont en grève. Chaque jour, de plus en plus d’ouvriers et d’employés d’entreprises et de raffineries se joignent à la grève.

En même temps, au 55e jour de grève, les travailleurs du complexe industriel de canne à sucre Haft Tappeh se sont rassemblés dans la ville de Suse, aujourd’hui, et ont annoncé qu’ils continueraient à poursuivre leurs revendications, y compris le licenciement d’un fonctionnaire affilié au régime qui a pris le contrôle du complexe sous le prétexte de privatiser la société.

Nous demandons instamment à l’Organisation internationale du travail et aux syndicats belges de soutenir :

– les grévistes iraniens pour faire valoir leurs droits

– la libération de tous les travailleurs arrêtés

– l’abolition des sanctions cruelles à l’encontre des travailleurs.

– la condamnation du régime anti-ouvrier en Iran.

Salutations distinguées,

Comité belge des parlementaires et des maires pour un Iran démocratique

Dirk Claes, Président du comité, Sénateur et Echevin honoraire, Pierre Galand, Sénateur honoraire et Président de l’OMCT Europe Serge De Patoul, Député et Echevin honoraire

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