vendredi, janvier 28, 2022
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Iran – la flambée du mouvement pour la justice et le mot d’ordre de « ni bourreau, ni charlatan » pendant les élections effraient Khamenei

Iran -  la flambée du mouvement pour la justice et le mot d’ordre de « ni bourreau, ni charlatan » pendant les élections effraient Khamenei

Le Guide suprême de la théocratie iranienne a manifesté sa colère à l’égard de la flambée du mouvement pour la justice dans les massacres de 1988 et la campagne de la Résistance iranienne qui a déraillé le simulacre des élections du régime avec notamment le mot d’ordre de « ni bourreau, ni charlatan ».

« Récemment certains haut-parleurs et ceux qui possèdent ces haut-parleurs s’en sont pris à la politique des années 80 », s’est-il plaint lors d’un discours à l’occasion de la date anniversaire de la mort de Khomeiny.
« Je propose à tous ceux qui sont des hommes de pensée de juger la décennie 1980 et de ne pas changer la place du martyr et du bourreau », a précisé le n°1 de la dictature religieuse.

« La nation iranienne a été abusé » a-t-il poursuivi, avant d’ajouter : « Les terroristes, les Moudjahidine (OMPI), ceux qui les protègent, les puissances qui les ont créés constitués et qui ne cessent de les gonfler, ont trahi et malmené la nation iranienne qui a dû opter pour la défensive ».

Dans le lexique du Guide suprême, « la nation iranienne » est la traduction de la dictature religieuse. La décennie 1980 a surtout été marquée par les massacres des prisonniers politiques exécutés par groupes de 200 à 300 personnes, dont 30.000 en 1988, ainsi que des excès tels que retirer le sang des détenus politiques et des exécutions de femmes enceintes, de gamines de 13 ans et de vieilles femmes septuagénaires.

« L’ennemi est en embuscade », s’est exclamé Khamenei dans ce discours prononcé dans le mausolée de Khomeiny. Il a notamment manifesté son désarroi de l’échec des mises en scènes électorales et des truquages des chiffres de participants, en affirmant : « Le Président américain reproche les 40 millions de votes versés par la nation iranienne dans les urnes dans ces élections libres (…) Ces gens-là boycottent la République islamique pour des questions de Droits de l’Homme (…) Ces 42 millions de votes versés par la nation dans les urnes équivalent à soixante-dix et quelques pourcents de participants qui ont voté pour le pouvoir islamique et qui font confiance au pouvoir islamique ». Et comme un renard ne salit pas sa queue, il a pris pour témoins l’organe monté de toute pièce par lui-même en ajoutant : « Heureusement le respecté Conseil des Gardiens a validé le résultat des élections » !

Khamenei qui a mis à feu et à sang la Syrie, l’Irak, le Yémen, le Bahreïn… avec sa milice criminelle et les armes qu’il exporte, a commencé à verser des larmes de crocodile pour les peuples massacrés de la région. « La présence des pays étranger en Syrie va à l’encontre de la volonté du gouvernement et du peuple syrien. Les mains de l’ennemi lancent des guerres par procuration aussi bien en Syrie, qu’à Bahreïn, Yémen et partout dans le monde islamique. La solution est de parler, de dialoguer, de négocier pour empêcher les ingérences et les importations d’armes dans ces pays », a-t-il affirmé pour se blanchir.

Dans une conférence à Paris, le samedi 3 juin, les dirigeants de l’opposition syrienne ont révélé que 90.000 soldats des pasdaran et des milices qui leur sont affiliées se trouvent actuellement en Syrie.

Le Guide suprême n’a pas caché sa satisfaction des opérations de terrorisme contre des innocents en Europe et ailleurs dans le monde. Il a accusé l’Occident d’avoir mis sur pieds Daech. « Aujourd’hui le Daech est chassé de ses lieux de naissance, c’est-à-dire l’Irak et la Syrie, et s’implante dans d’autres pays, tels que l’Afghanistan, le Pakistan, et même les Philippines, les pays européens et ailleurs », a dit Khamenei, avant d’ajouter : « Ils ont eux-mêmes mis le feu au brasier et ce feu a pris leur propre jupe » !

Il a également reconnu que son régime ne se maintient que dans des circonstances de guerre et de conflit. « Si on aborde un défi avec aplomb, cela aura un coût beaucoup moins élevé que celui d’un compromis », a affirmé le dictateur iranien. Il avait alerté pendant la campagne électorale que tout changement de comportement de son régime aboutirait inévitablement à un changement du régime lui-même.

Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne,
Le 5 juin 2017

 

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