jeudi, janvier 27, 2022
AccueilCommuniqués CNRICommuniqués CNRI: Terrorisme & intégrismeIran-Terrorisme : Des agents des renseignements iraniens arrivent aux USA pour une...

Iran-Terrorisme : Des agents des renseignements iraniens arrivent aux USA pour une nouvelle mission

ImageDes agents iraniens envoyés aux Etats-Unis pour conspirer contre la résistance, les opposants et les réfugiés iraniens

CNRI, 23 octobre – Le régime des mollahs a envoyé à Washington un grand nombre d’agents bien connus de son ministère des renseignements (VEVAK), qui se font passer pour d’anciens membres et responsables des Moudjahidine du peuple (OMPI), dans le but de lancer une campagne de désinformation contre l’OMPI. Cette action intervient après une  manifestation de 20 000 Iraniens contre la visite à New York du président des mollahs Mahmoud Ahmadinejad en septembre et le consensus croissant au Congrès américain et parmi les personnalités politiques et les experts aux USA sur la nécessité de retirer la marque de terrorisme de l’OMPI.

Le régime essaie d’un côté d’empêcher la vague de soutien grandissante pour l’OMPI et le Conseil national de la Résistance iranienne  (CNRI) et en faveur du retrait de l’OMPI de la liste du terrorisme. D’un autre côté, il essaie de dissimuler son programme d’armes nucléaires secret et son ingérence terroriste et intégriste croissante en Irak, que l’OMPI n’a cessé de dénoncer. Ces actions cherchent à empêcher l’envoi du dossier nucléaire au Conseil de sécurité de l’ONU.

Un agent bien connu du Vevak qui se rend à Washington s’appelle Karim Haghi. Il a été utilisé par le régime pour des complots dans le domaine de l’espionnage et du terrorisme et pour propager des fausses informations contre l’opposition iranienne ces dix dernières années. 

En 1991, durant la guerre du Golfe persique, Karim Haghi a quitté l’OMPI et a demandé à être transféré de Bagdad vers la base Achraf à cause de “problème physiques”. 

Dans une lettre à l’OMPI en novembre 1992, sa femme, Mohtaram Baba’i, écrivait : "Après le bombardement de la base Achraf, l’OMPI nous a transférés, moi et mon mari et notre enfant dans l’immeuble Jalalzadeh au coeur de Bagdad pour une plus grande protection. Durant cette période, en plus de tous les moyens dont disposent tous les combattants et les membres de l’OMPI, nous avons reçu un traitement spécial et des moyens en plus. Nous avons également eu un appartement pour nous seuls, une voiture pour nos déplacements à Bagdad et une allocation mensuelle de 1000 dinars. » 

Dans une lettre datée du 28 octobre 1992, Haghi notait : “Je demande à ce que, avant que les arrangements soient faits pour moi-même et ma famille pour partir aux Etats-Unis et pour empêcher que le régime des mollahs et ses agents n’exploitent ma décision de quitter les rangs de la Résistance, je demande à retourner travailler à la base Achraf pour une période de six mois.”

Finalement, en janvier 1993, l’OMPI a aidé Karim Haghi et sa famille à s’installer en France, où l’ensemble de leurs frais et dépenses ont été pris en charge par l’OMPI. Il a été recruté par le Vevak en 1995 et il est en contact régulier avec un agent du Vevak à l’ambassade du régime aux Pays-Bas, nommé Maghsoudi.

Jusqu’à 1995 Karim Haghi n’a pas prononcé un mot contre l’OMPI. Au printemps 1995, après avoir vécu en Europe sans aucun contact avec l’OMPI pendant trois ans, il a prétendu qu’il avait été emprisonné et torturé par l’OMPI en Irak et a commencé à déblatérer toute une variété d’allégations contre l’OMPI qui lui étaient en fait dictée par le VEVAK.

Haghi est soutenu et finance par le VEVAK directement depuis Téhéran. Il est en contact avec d’autres agents du VEVAK en Europe. Pour garder ces contacts secrets, il a rencontré des responsables du VEVAK en Extrême-Orient, y compris à Singapour.   

Les contacts et la collaboration de Haghi avec le VEVAK avaient atteint une telle ampleur qu’à plusieurs reprises, la police néerlandaise l’a interrogé et lui a donné un avertissement à propos de ces contacts et de l’argent reçu du VEVAK, y compris en février 2000. 

En novembre 2004, Haghi s’est rendu à Auvers-sur-Oise à plusieurs occasions pour des opérations de surveillance et prendre des photographies autour de la résidence de Maryam Radjavi sous de multiples couvertures. Ses actions ont provoqué les soupçons des autorités locales qui l’ont expulsé de la ville.

La semaine dernière, Haghi à Paris a accompagné un autre agent du VEVAK, Behzad Alishahi, pour le présenter comme un ancien responsable de l’OMPI. Il y a trois mois, en juillet, Haghi a rejoint un autre agent du VEVAK, Javad Firouzmand, à Paris. Firouzmand avait reçu pour mission spéciale de remonter jusqu’à Massoud Radjavi et d’exécuter l’ordre du guide suprême des mullahs, Ali Khameneï, de l’assassiner. (Communiqué de l’OMPI, 14 avril 2003).

Les services de sécurité hollandais, le VVD, écrivaient dans leur rapport en 2001 que "l’une des tâches du ministère des renseignements est de repérer et d’identifier ceux qui sont en contact avec les groupes d’opposition à l’étranger. Les sympathisants du groupe d’opposition le plus important, les Moudjahidine du peuple,  sont particulièrement sous la surveillance des services de sécurité iraniens, plus que tout autre groupe. Le ministère des renseignements essaie de recueillir des informations sur les Moudjahidine à travers ses membres et ses ex-membres autant que possible. Les officiers du ministère des renseignements ont reçu pour instruction de répandre des informations négatives contre l’organisation des Moudjahidine du peuple (et ses membres). Ils essaient de cette manière de déstabiliser l’organisation et de diaboliser les Moudjahidine dans leur pays hôte pour mettre fin à leurs activités politiques et sociales. »

Un autre agent du VEVAK qui accompagnera Haghi dans son voyage s’appelle Amir-Hossein Kord Rostami. Il vit à Ottawa, au Canada, et entretient des contacts avec d’autres agents de ce ministère à l’étranger. Rostami a été officiellement membre du corps des gardiens de la révolution, les pasdarans, dans la ville de Bandar Gaz (nord de l’Iran) en 1979. Pendant l’été 1981, Rostami a pris part à des opérations de recherches et d’arrestations des Moudjahidine et de leur sympathisants dans la ville de Gorgan (nord de l’Iran), Durant lesquelles il a arrêté un membre de l’OMPI nommé Ali-Hossein Turkoman Gholami qui a été ensuite exécuté en prison en septembre 1981.

Rostami a été activement impliqué dans le transfert de prisonniers de l’OMPI par les pasdarans de la ville de Bandar Gaz au Parquet dans la ville de Behchahr. Il a ensuite été muté à Téhéran pour prendre part à des opérations pour identifier les membres de l’OMPI.

En 1986, le VEVAK a chargé Rostami de s’infiltrer dans les rangs de l’OMPI. Il a toutefois été démasqué peu après et renvoyé dans le pays d’où il avait été envoyé. 

Au Canada, Rostami a été chargé de la bibliothèque du “Centre culturel Fatemeh” de l’ambassade d’Iran pendant quelques temps. Il est en contact avec l’ambassade d’Iran au Canada et s’y rend de manière systématique. Rostami envoie régulièrement des communiqué et des livres publiés par le VEVAK aux personnalités politiques et aux parlementaires, visant surtout ceux qui soutiennent la résistance iranienne au Canada.

Un troisième agent, Mahine (Parvine-Mahrokh) Haji, réside à Ottawa également. Elle et son mari entretiennent des liens étroits avec l’ambassade d’Iran et elle se rend fréquemment en Iran. Hadji a accompagné Haghi et d’autres agents du VEVAK dans une conférence de presse à paris en avril 2003,  pour préparer le terrain au raid de la police française contre les centres de la résistance et les domiciles de ses membres et de ses sympathisants.

Rostami et Haji gère deux sites Internet du VEVAK au Canada baptisés “Poorandokht” et “Iran-Pars."

La Résistance iranienne attire l’attention des autorités américaine concernées sur les complots des agents de la théocratie, ainsi que leur activités  d’espionnage et de terrorisme dans ce pays. Le parrain du terrorisme et l’Etat le plus actif dans le domaine du soutien au terrorisme ne doit pas être autorisé à faire du territoire américain, un centre des activités contre les Iraniens opposants et en exil.  f

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 23 octobre 2005

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe