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Mort du général Hassan Moqadam, le plus ancien commandant des unités de missiles des mollahs formé en Chine et en Corée du Nord

tué dans les explosions de la principale caserne des missiles des pasdaran

CNRI – Le général Hassan Moqadam, l’un des plus hauts commandants des unités de missiles du régime des mollahs, a été tué dans les fortes explosions qui ont rasé les entrepôts de missiles des pasdaran dans la banlieue ouest de Téhéran. Le Corps des pasdaran a déclaré que le général Moqadam « se trouvait sur les lieux lors de l’explosion, pour suivre les travaux de recherches ».  En fait, le général Moqadam était sur place pour superviser le projet de déplacement des missiles et leur préparation au tir.

Après la publication du récent rapport de l’AIEA qui a relancé sur la scène internationale la probabilité d’une frappe militaire pour anéantir le projet de fabrication d’armes nucléaires, Khamenei, par crainte des représailles, s’était précipité pour ordonner à Moqadam, sone plus haut officier en matière de missiles, de déplacer ces armes et de les apprêter pour  un tir.

Deux jours avant ces explosions, le 10 novembre, dans un discours à l’École militaire, Khamenei avait menacé les États-Unis et leurs alliés en disant qu’ils « devaient se préparer à recevoir de gifles magistrales et des coups de poings d’acier ».

Moqadam a fait son entrée dans les unités de missiles des Pasdaran, il y a 30 ans, avant de les commander en 1985. Il avait suivi de multiples formations spécialisées en la matière en Chine et en Corée du Nord. C’est lui notamment qui avait commandé trois agressions aux missiles contre le camp d’Achraf, les 6 novembre 1994, 10 juin 1999 et 18 avril 2001.

Il y a cinq ans, Moqadam avait été nommé « directeur exécutif de l’Organisation pour la croisade de l’autosuffisance » des pasdaran ; une organisation qui gère en fait le secteur des missiles et des recherches sur l’arme atomique du ministère de la Défense. 

En avril 2002, Moqadam avait supervisé le premier tir du Chahab IV, à 80 km de la ville de Semnan (est de Téhéran). Deux ans et demi plus tard, le quotidien Iran décrivait ce missile dans son numéro du 26 août 2004, comme « ultramoderne, à trois étapes » fonctionnant au carburant solide et dont la portée atteint 1900 à 3000 km.

En mai 1991, une série de missiles SCUD-B avaient été tirés de la caserne Montazeri de Kermanchah (ouest de l’Iran) contre le camp d’Achraf. Le 16 juin de la même année, lors d’une conférence de presse à Bonn, en Allemagne, M. Mohamed Mohadessine, président de la commission des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne, révélait que les unités de missiles des pasdaran étaient commandées par le général Moqadam et comprennaient trois brigades appelées respectivement Hadid,  Zolfaqar et Towhid, qui sont chacune dotées de neuf plateformes de tir de missiles.

Le budget du projet de missiles du régime iranien s’élevait à plus de 1,5 milliard de dollars, dans les années 1990. Hassan Moqadam, le chef des missiles des pasdaran, était particulièrement proche de Khamenei, et prenait régulièrement part aux réunions du Conseil suprême de sécurité des mollahs.

Les défaillances de précision, la panique et le manque de professionnalisme, qui sont par ailleurs les caractéristiques des pasdaran, sont à la source des explosions de la veille dans la base principale des unités de missiles. Les mêmes caractéristiques se sont à maintes reprises révélées, notamment dans l’attentat à la bombe de Buenos Aires, dans la tentative d’attentat à la bombe contre un restaurant pour assassiner l’ambassadeur saoudien à Washington et pendant les huit années de guerre entre l’Iran et l’Irak.

Ajoutons à ces caractéristiques, les scénarios grotesques du régime pour attribuer ses propres crimes et attentats, à l’OMPI en un premier lieu, aux États-Unis ou à Israël ensuite. Après la dénonciation du dernier complot terroriste des mollahs à Washington, les dirigeants de Téhéran ont tenté d’incriminer l’OMPI dans cette affaire, pour en faire un levier de pression contre le département d’État dans le but de maintenir l’OMPI dans sa liste des organisations terroristes.
   
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 13 novembre 2011

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