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Le rapport de HRW : une récompense pour le régime iranien et une sanction pour le peuple d'Iran

ImagePar le Pr. Raymond Tanter du Comité de politique sur l’Iran

Washington, 19 mai, Newswire - Dans un communiqué de presse  Human Rights Watch a annoncé qu’il avait publié un rapport de 28 pages intitulé « Sortie interdite: violations des droits humains dans les camps de l’OMPI ». Le rapport contient des interviews téléphoniques avec douze « anciens … membres (de l’organisation des Moudjahidines du peuple -OMPI) ». HWR considère leurs allégations comme des «déclarations dignes de foi, disant avoir fait l'objet d'un emprisonnement et de violences physiques et psychologiques».

Le rapport de Human Rights Watch sur l’opposition iranienne : une récompense pour le régime iranien et une sanction pour le peuple d’Iran
Par le Pr. Raymond Tanter du Comité de politique sur l’Iran

Washington, 19 mai, Newswire - Dans un communiqué de presse  Human Rights Watch a annoncé qu’il avait publié un rapport de 28 pages intitulé « Sortie interdite: violations des droits humains dans les camps de l’OMPI ». Le rapport contient des interviews téléphoniques avec douze « anciens … membres (de l’organisation des Moudjahidines du peuple -OMPI) ». HWR considère leurs allégations comme des «déclarations dignes de foi, disant avoir fait l'objet d'un emprisonnement et de violences physiques et psychologiques». Mais ces « déclarations dignes de foi » sont en fait des déclarations d’agents du ministère des renseignements et de la sécurité (VEVAK).

Le communiqué de presse de Human Rights Watch mentionne également le Comité de politique sur l’Iran (IPC) : «Le 10 février, l’Iran Policy Committee, une cellule de réflexion co-présidée par des officiers en retraite de l’armée américaine (sic), a appelé à retirer cette dénomination et a demandé au gouvernement américain de soutenir activement le groupe dans sa lutte contre le gouvernement iranien.   ».

Joe Stork, directeur de la Division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch à Washington a déclaré que “Le gouvernement iranien affiche un bilan effroyable en matière de droits humains.” Stork ajoute : “Mais promouvoir un groupe d’opposition responsable de graves atteintes aux droits de l’homme constituerait une énorme erreur.”  

En réponse à Stork, le Professeur Raymond Tanter de l’université de Georgetown, ancien assistant à la Maison Blanche et co-président de IPC a déclaré : « C’est une énorme erreur pour une organisation des droits d l’homme de promouvoir le programme d’un régime dévoyé en prenant pour argent comptant les allégations de ses agents de renseignements ». « Tous les individus cité par le rapport de Human Rights Watch sont des agents du ministère des renseignements et de la sécurité du régime iranien (VEVAK), y compris Mohammad-Hussein Sobhani et Farhad Javaheri-Yar ». Tanter ajoute que « Téhéran a envoyé d’Iran la plupart de ces individus interviewés par Human Rights Watch en Europe dans le but de diaboliser sa principale opposition, l’OMPI ». Tanter, auteur des « Régimes Voyous », a contribué à la gestion de la politique américaine de l’Iran quand il était au Conseil national de sécurité. Tanter a mené des recherches à l’Institut de Washington pour la politique du Proche-Orient, sur les options sur l’Iran à la lumière de son parrainage du terrorisme, de la prolifération des armes de destruction massive et d’un terrible bilan des droits de l’homme.

Bruce McColm, un co-fondateur de IPC, ancien directeur exécutif de Freedom House et ancien président de l’institut international républicain a déclaré : « le message de ce rapport discrédite plus le messager – Human Rights Watch – que celui qu’il vise – l’OMPI. » McColm a également affirmé que « malheureusement, il semble que Human Rights Watch se soit fait dupé par la campagne de désinformation de Téhéran. Ces derniers mois, l’Iran a colporté agressivement ces sources vers de nombreux groupes en Europe, espérant que quelqu’un se laisserait prendre ». McColm a conclu que « le rapport de Human Rights Watch manque de validité et constitue seulement une compilation d’allégations d’anciens associés d’une organisation très redoutée par Téhéran, qui ont de longs états de service dans les renseignements de ce régime en propageant sa propagande. »

Les recherches de IPC ont déterminé que la désinformation de Téhéran est dirigée vers toute une variété d’organisations occidentales, y compris Amnesty International, le haut commissariat aux réfugiés des Nations Unies, ainsi que le Comité international de la Croix-Rouge. Ce qui discrédite davantage le rapport c’est qu’il n’y a pas de contre preuve, comme des réponses de l’OMPI à ces allégations, dans le rapport de Human Rights Watch.

Clare Lopez, directrice exécutive de IPC a qualifié le rapport de Human Rights Watch de « contre attaque et de campagne de désinformation du régime iranien ». « La méthodologie utilisée pour la préparation de ce rapport est étonnement peu caractéristique de toute enquête, à cause de son manque d’équilibre, de corroboration et d’interviews face-à-face », a ajouté Lopez.

De plus, le rapport manque d’inclure le point de vue des militaires qui contrôlent toutes les bases de l’OMPI depuis avril 2003. Un correspondant de Knight Ridder a visité la base Achraf de l’OMPI en Irak et a écrit le 18 mars 2005 : « l’armée américaine a enquêté sur les allégations comme quoi les Moudjahidines gardaient les gens à Achraf contre leur volonté, mais n’ont trouvé aucune preuve sérieuse. Comme l’a dit un officier supérieur américain, qui parlait sous condition d’anonymat : « je pense qu’ils sont pris par des idées et des dogmes, mais ils ne sont pas prisonniers. Ils sont suffisamment libres physiquement de partir. »

En même temps, les individus cités dans le rapport de Human Rights Watch sont tous apparus sur les sites Internet sponsorisés par le régime ces derniers mois, et des accusations similaires ont été lancées sur ces sites.

« Nous sommes dans une situation de bonne et mauvaise nouvelle », estime Tanter. « La mauvaise nouvelle c’est que Human Rights Watch a sacrifié sa crédibilité en soutenant un régime violateur des droits de l’homme qui cherche à détruire sa principale opposition, l’OMPI ; La bonne nouvelle c’est que les dirigeants de Human Rights Watch peuvent considérer cette situation comme une occasion de se mettre du côté du peuple iranien au lieu d’un régime autoritaire », a conclu Tanter.

En fin de compte,  le rapport de Human Rights Watch est une récompense pour le régime iranien. De même, c’est une sanction contre le peuple iranien parce que le rapport s’oppose à la politique américaine d’encouragement des groupes de l’opposition iranienne pour déterminer l’avenir de leur pays. Le rapport aide l’Iran à gagner du temps pour développer ses armes nucléaires, parrainer le terrorisme et menacer la sécurité des Etats-Unis. Le rapport soutient le régime et punit ses victimes.

Le rapport de Human Rights Watch contraste vivement avec le discours inaugural de 2005 du président George W. Bush qui disait : « la sauvegarde de la liberté dans notre pays dépend de plus en plus du succès de la liberté dans d’autres pays ». Et dans son discours sur l’état de l’Union, le président Bush a dit au peuple iranien « quand vous vous levez pour votre liberté, l’Amérique se tient à vos côtés. »

Pr. Raymond Tanter
Comité de politique sur l’Iran

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