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Résolution du rassemblement du 18 juin

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Chers compatriotes,
Chers Amis,

Nous sommes rassemblés aujourd’hui, alors qu’hier avec son boycott général de la farce électorale, la majorité absolue du peuple iranien a montré une fois de plus sa volonté de renverser le régime inhumain des mollahs. Cette mise en scène anti-démocratique, était le seul moyen de donner un air de légitimité à cette dictature illégitime, honnie par la majorité écrasante des Iraniens.

Le grand non du peuple iranien au régime des mollahs, est aussi un camouflet à la politique de complaisance des pays occidentaux, particulièrement la France, avec la dictature religieuse. Une politique qui a montré son aspect le plus ignoble il y a deux ans avec le raid honteux de 1300 policiers contre les bureaux du Conseil national de la résistance iranienne et l’arrestation de sa Présidente de la République élue. Hier le peuple iranien a frappé les mollahs criminels au cœur et a dit aux tenants de la complaisance que leurs efforts pour saboter la voie du changement démocratique en Iran, n’aboutiront à rien.

Aujourd’hui, après l’élection présidentielle des mollahs et deux ans après le 17 juin 2003, nous sommes rassemblés ici pour dire d’une seule voix :

1- Le boycott général de l’élection présidentielle des mollahs est un vote décisif du peuple iranien sur l’illégitimité de la dictature religieuse et la nécessité de la renverser. Nous déclarons au monde entier et surtout à l’Union européenne que les mollahs ne représentent en aucun cas le peuple iranien et par conséquent les négociations et les marchandages avec ce régime sont doublement illégitimes.

2- Le raid du 17 juin 2003 a eu lieu à la demande des mollahs au pouvoir en Iran. Et c’est encore à la demande des mollahs que l’on continue d’exercer des pressions contre la Résistance iranienne et que l’on maintient ouvert le dossier du 17 juin en France, un dossier complètement vide. Nous demandons au gouvernement français de reconnaître le vote catégorique des Iraniens contre le fascisme religieux, de ne pas se plier aux demandes d’un régime sanguinaire et de clore immédiatement ce dossier par un non-lieu.

3- Deux ans après le 17 juin, ceux qui sont à l’origine de ce dossier ont reconnu qu’il ne recèle pas le moindre indice de terrorisme. Auparavant également la justice française, en libérant toutes les personnes détenues, en annulant les arrêtés d’expulsion des membres et des sympathisants de la résistance et en soulignant que les Modjahedines n’ont pas eu de comportement portant atteinte à la sécurité nationale, avait confirmé la vacuité de ce dossier. Dans ces conditions, nous condamnons les allégations financières portées contre la résistance parce qu’elles ne visent qu’à maintenir ouvert ce dossier vide.

4- Une grande nation qui a sacrifié 120.000 de ses meilleurs enfants pour la liberté de l’Iran, assure sans le moindre doute le financement de cette résistance. Nous déclarons ici que l’aide financière à cette résistance est le moindre des devoirs qui nous incombe à nous Iraniens à l’étranger et nous accomplirons ce devoir de tout notre cœur quels que soient les obstacles.

5-  Nous condamnons l’accès  du ministère des renseignements des mollahs et de ses agents au dossier du 17 juin. Nous demandons aux autorités concernées de mettre fin immédiatement à cette collaboration ignoble avec les services secrets des mollahs qui met en danger la vie de beaucoup d’Iraniens.

6- La farce électorale montre une fois de plus que la complaisance avec les mollahs et les concessions qui leur sont faites n’aboutissent à rien et ne mènent à aucune réforme, au contraire, cela a renforcé la position des factions les plus extrémistes. Nous demandons aux pays occidentaux de mettre fin à cette politique immorale et illogique et de rester neutres entre le peuple iranien et les mollahs sanguinaires.

7- La réponse véritablement efficace face au régime au pouvoir en Iran, n’est ni la complaisance, ni la guerre étrangère, mais le changement démocratique par le biais du peuple iranien et de sa résistance organisée. Une solution qui a été présenté en décembre dernier par la présidente de la République élue de la résistance iranienne au Parlement européen et qui a reçu un accueil sans précédent tant en Iran que dans le monde. Le soutien et la défense de la résistance iranienne, de quelque tendance politique ou conviction que l’on soit, sont un devoir national et patriotique pour un changement démocratique en Iran.

8- L’étiquette de terrorisme contre l’organisation des Modjahedines du peuple d’Iran est le résultat le plus nocif de la politique de complaisance qui s’élève contre tout changement en Iran et qui rejette le droit du peuple iranien à résister. Au cours des mois précédents, des milliers de parlementaires de plusieurs pays d’Europe et d’Amérique du nord, des conférences internationales de juristes à Paris, Londres, Rome, Oslo et ailleurs, de grands congrès d’Iraniens à Washington, New York, Bruxelles, Berlin, au Texas et en Californie, ainsi que la déclaration signée par 2,8 millions d’Irakiens, ont demandé le retrait du nom des Modjahedines du peuple de la liste du terrorisme. Nous ici, avec le peuple iranien, nous disons à l’Union européenne et aux Etats-Unis qu’il faut faire disparaître au plus tôt cette étiquette et tous les obstacles et toutes les limitations qu’elle entraîne.

9- Le rapport totalement mensonger de Human Rights Watch sur les Modjahedines du peuple, est un effort déployé en vain face au développement de la résistance, la dénonciation du projet atomique des mollahs et de leur ingérence en Irak, ainsi que le soutien croissant en Europe et en Amérique pour faire sortir l’OMPI de la liste noire. Jusqu’à présent des centaines de parlementaires, les juristes les plus éminents, des avocats et des défenseurs des droits de l’homme, des personnalités politiques et sociales, des artistes et des religieux ont vivement protesté contre ce rapport qui ne sert qu’à instrumentaliser les droits de l’homme à des fins politiques. Nous condamnons ce rapport avec force et nous demandons à Human Rights Watch de le retirer et de présenter ses excuses aux Iraniens et aux Modjahedines du peuple d’Iran.
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