mardi, novembre 30, 2021
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EDITORIAL : L’ONU doit ignorer le meurtrier de masse iranien

Ebrahim Raïssi a participé au massacre de 30 000 prisonniers politiques

Le président du régime iranien, Ebrahim Raïssi, a effectué son premier voyage à l’étranger jeudi pour assister au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Tadjikistan.

Et ce, malgré le fait qu’il figure sur la liste des sanctions américaines en raison de ses violations répétées des Droits de l’Homme.

Depuis que Raïssi est devenu le président illégitime des mollahs, les condamnations retentissent et les organisations de défense des Droits de l’Homme appellent de plus en plus à le poursuivre en tant que criminel.

En 1988, il a été impliqué dans le massacre de 30 000 prisonniers politiques, dont la plupart étaient membres du principal mouvement d’opposition, l’Organisation des moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI). Les familles des victimes réclament justice depuis 33 ans.

Raisi, Butcher of 1988 Massacre in Iran

Mais la culture de l’impunité qui a régné à Téhéran pour les criminels et les auteurs de violations des Droits de l’Homme a permis l’ascension de Raïssi à l’un des postes les plus élevés du régime théocratique.

Comme l’a déclaré le groupe mondial de défense des Droits de l’Homme Amnesty International, « le fait qu’Ebrahim Raïssi ait accédé à la présidence au lieu de faire l’objet d’une enquête pour les crimes contre l’humanité que sont le meurtre, la disparition forcée et la torture, nous rappelle de manière sinistre que l’impunité règne en maître en Iran. »

L’absence d’enquêtes internationales sur le rôle de Raïssi dans le meurtre de milliers de civils innocents a enhardi le régime. Avant de prendre ses fonctions de président, Raïssi a joué un rôle clé dans la répression des manifestants et des militants en tant que chef du pouvoir judiciaire.

Il ne serait donc pas surprenant de demander qu’au lieu d’être accepté dans les divers forums internationaux, Raïssi fasse l’objet d’une enquête et de poursuites. Les meurtriers de masse ne doivent pas être légitimés dans les forums mondiaux.

L’Union européenne, et en particulier le chef de la politique étrangère de l’UE Josep Borrell, ont renforcé la culture de l’impunité pour les mollahs meurtriers de masse. Borrell a même envoyé un haut fonctionnaire de l’UE pour assister à l’investiture de Raïssi en août, à laquelle participaient des terroristes mondiaux bien connus.

Ce geste embarrassant, suivi par les concessions en série de l’UE au régime dans l’espoir d’obtenir son accord sur l’accord nucléaire, était un affront scandaleux pour les millions d’Iraniens qui souffrent sous une théocratie barbare. Elle a également défié les propres valeurs européennes de défense des Droits de l’Homme, de la justice et des libertés individuelles.

Cela nous rappelle l’avertissement de Winston Churchill selon lequel les artisans de la politique de complaisance continuent de nourrir le crocodile en espérant qu’il les mangera en dernier. Le régime a mis en banque les concessions nucléaires de l’Europe.

Who is Ebrahim Raisi, a candidate in Iran presidential election and an executioner in 1988 massacre

L’organisme de surveillance nucléaire des Nations unies a décrié à plusieurs reprises les violations du régime, tout récemment dans deux rapports accablants publiés ce mois-ci. Tant Bruxelles que Washington a détourné le regard.

« Rien n’est plus cruel que l’impunité« , a-t-on dit. En effet, aussi cruel qu’ait été le meurtre de milliers de personnes en 1988, la cruauté de permettre aux meurtriers de voyager librement dans le monde ne peut être surestimée.

 

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