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Une machine de terreur et de répression des mollahs sous couvert de journalisme

Une machine de terreur et de répression des mollahs sous couvert de journalisme

Concernant les récentes intrigues du régime iranien contre l’opposition démocratique, le bureau de représentation du CNRI à Oslo a publié le communiqué suivant :

Le terrorisme et la désinformation du régime des mollahs qui dure depuis quatre décennies contre l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), et la coalition du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) ont atteint récemment des proportions sans précédent.

Ils sont deux facettes des manœuvres désespérées des mollahs pour endiguer les crises actuelles qui submergent le régime et menacent son existence même.

Les complots terroristes de Téhéran en Albanie, en France, aux États-Unis et au Danemark en 2018 ne pourraient être compris que dans le contexte d'une politique qui inclut le recours à la désinformation contre la Résistance iranienne, au sein des médias occidentaux, à coup de grosses sommes d'argent, et de faux-comptes sur les réseaux sociaux.

Au cours des derniers mois, la Norvège a également été témoin d’actes terroristes et des activités d'espionnage du régime des mollahs impliquant l'ambassade du régime à Oslo. Les relations étroites existant entre Mohammad Davoodzadeh (un Norvégien d'origine iranienne) actuellement incarcéré au Danemark et l'ambassadeur du régime en Norvège, ainsi que le cas des contacts de l'ancien ministre norvégien de la Pêche avec le ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité (VEVAK), sont des exemples de telles activités illégales.
Le régime des mollahs a récemment lancé une campagne de désinformation contre la Résistance iranienne en Norvège.

1. Le 27 mars 2019, dans une démarche suspecte et sans autorisation préalable, Eskil Engdal, reporter du quotidien norvégien Dagens Næringsliv, s'est rendu à l'entrée d'Achraf-3 (résidence des membres de l'OMPI en Albanie) en compagnie de Gjergii Thanasi, un sinistre agent des services de sécurité du régime des mollahs. Les deux hommes ont photographié et filmé le site malgré l'interdiction de toute prise de photographie, ceci au mépris des avertissements des services de sécurité albanais présents sur les lieux.
Il est de notoriété publique que l’OMPI est une cible des services de sécurité du régime iranien en Albanie. Le 19 avril 2018, le Premier ministre albanais a dévoilé un complot déjoué, visant à commettre un attentat contre la célébration du nouvel an de l’OMPI au cours du mois de Mars de la même année.

https://www.ncr-iran.org/en/ncri-statements/terrorism-fundamentalism/24649-terrorist-plots-against-ncri-and-pmoi-centers-abroad.


Ghomahossein Mohammadnia, ambassadeur d’Iran en Albanie, et Mostafa Roodaki, chef du bureau du VEVAK dans ce pays, ont ensuite été expulsés du pays en décembre de la même année.
2. Dans une lettre datant du 1 er avril 2019, adressée au rédacteur en chef du journal Dagens Næringsliv, le conseiller juridique de l'OMPI en Albanie a exprimé son inquiétude pour la sécurité des habitants d'Achraf-3, ajoutant qu'Eskil Engdal avait rencontré plusieurs agents du VEVAK se faisant passer pour d'anciens membres de l'OMPI. Il a écrit : « Gjergji Thanasi est impliqué dans des activités d’espionnage et dans des activités louches contre des membres de l’OMPI en Albanie. Le ministère iranien des Renseignements (VEVAK) l'a emmené en Iran en janvier 2019, en le faisant passer pour un journaliste, en vue d’obtenir des instructions et des informations supplémentaires. Par le passé, se faisant passer pour un chauffeur ou un interprète, il s'était infiltré dans les locaux de l'OMPI pour faire de l’espionnage, en filmant et en collectant des informations sur les systèmes de sécurité qui sont destinés à protéger les membres des attaques terroristes du régime des mollahs. »
3. Après près de deux mois, la lettre est restée sans réponse, alors que des informations émanant de l’intérieur de l’Iran indiquaient qu’Eskil Engdal maintenait ses relations étroites avec les agents du régime contre l’OMPI. Le conseiller de l’OMPI a ensuite publié la lettre qu’il a adressée au rédacteur en chef. Le 27 mai, j’ai personnellement écrit au ministre norvégien de la Justice pour expliquer les faits et faire part de l’alerte lancée par la Résistance iranienne concernant les complots du régime des mollahs en Albanie, et la manipulation du journaliste norvégien.

4. Le 4 juin, le même journaliste a envoyé deux courriels, soutenant une série d’allégations totalement fausses inventées par le régime des mollahs contre l’OMPI. Il a lancé un ultimatum, demandant des réponses à ces allégations dans les 48 heures. L’objectif était de pouvoir revendiquer la « neutralité » et le fait que l’OMPI ait eu la possibilité de répondre, ce à quoi elle ne s’était pas résolue. Aucune personne censée n'aurait participé à une machination aussi évidente, qui n'était rien d'autre qu'un tentative à peine voilée, pour justifier un article partial. Eskil Engdal avait préparé cette mission au cours des trois derniers mois, mais a choisi de s’approcher de l’OMPI le dernier jour du projet.

5. Cette approche rappelle la manière dont les interrogateurs traitent les prisonniers, leur demandant de répondre aux allégations sans même savoir où et quand de telles affirmations ont été faites, ni par qui.
Le discours est toujours le même, dire que « plusieurs sources prétendent », « une source en Albanie affirme », « un ancien membre de l’OMPI déclare », « d'anciens membres de l’OMPI », « une source », « un ancien membre de l’OMPI affirme que l’OMPI a détruit sa vie », etc.

6. Il est inutile de dire que l’OMPI connaît la plupart de ces sources. Néanmoins, le minimum d’égard à l’éthique journalistique et à la neutralité, aurait obligé à publier les noms de ces sources et la date de ces allégations. Cela aurait permis à l’OMPI d’expliciter la véritable nature ainsi que les raisons qui sous-tendent de telles diffamations. Bien sûr, on pourrait affirmer que ces sources ont leurs propres considérations de sécurité ou craignent une « vengeance de la part de l’OMPI ». Agissant sous les ordres du VEVAK, les mêmes sources soutiennent ouvertement les mêmes revendications contre l’OMPI, mais dans le but d’éviter les conséquences scandaleuses de son rapport, M. Engdal refuse de révéler ses sources.

7. Les affirmations et les allégations relatées dans le courriel d’Engdal en date du 4 juin, ont été répétées des milliers de fois par le régime des mollahs. Elles ont été à plusieurs reprises démenties par des études universitaires et indépendantes disponibles. Il est tout à fait ridicule de prétendre que les membres de l’OMPI empêchent de contacter leurs proches ou qu’ils sont emprisonnés dans un pays comme l’Albanie. J'ai visité l'Albanie et Achraf-3 à plusieurs reprises. Les membres de l’OMPI sont libres, et libres d’aller n’importe où et à tout moment. Des centaines d’Albanais et d’étrangers se rendent régulièrement à Achraf-3. Ironiquement, l’OMPI est accusée d’avoir permis à 1 000 de ses membres d’accéder quotidiennement à Internet. On ne sait plus quelle allégation croire : le contrôle, le manque de contact, ou l’accès à Internet ?!
Il y a dix ans, en septembre 2009, Mme Maryam Radjavi a rencontré Gunnar Sønsteby, le héros national norvégien. L'OMPI était toujours sur la liste américaine des organisations terroristes. Aftenposten a écrit dans un compte rendu de la réunion du 6 septembre 2009 : « Le fait que cette organisation de résistance suscite la controverse ne surprend pas Sønsteby. Il a déclaré : ‘Chaque fois qu’une résistance est déterminée à remplacer la dictature par la démocratie, elle suscite toujours la controverse. Il est important de montrer au monde ce qui va se passer.’ »

8. Les agences de renseignement et de sécurité occidentales savent pertinemment que les personnes interrogées par Engdal, et qui sont présentées comme d'anciens membres de l'OMPI, sont des sbires et des agents du régime des mollahs. Les rapports annuels de l'Office fédéral allemand pour la protection de la Constitution, de l'Agence de renseignement néerlandaise et de nombreux autres pays européens indiquent explicitement que les principales cibles des services de renseignement de Téhéran à l'étranger sont l'OMPI et le CNRI, et qu'ils emploient d'anciens membres à cette fin.

9. Engdal écrit dans son courriel du 4 juin : « Lawrence B. Wilkerson, colonel à la retraite de l’armée américaine et ancien chef de cabinet du Secrétaire d’État Colin Powell, affirme ce qui suit au sujet de l’ompi : « Ils constituent un groupe terroriste, une secte, un regroupement de personnes très dangereuses, violentes et endoctrinées, qui feraient – et auraient fait – presque n'importe quoi pour prendre le pouvoir à Téhéran. » Pourriez-vous s'il vous plaît donner votre opinion à ce sujet? »

Tout d’abord, Wilkerson est la dernière personne citée comme témoin crédible. C’est son Département qui a poussé le Congrès américain dans une guerre désastreuse en Irak en se basant sur de fausses informations sur les armes de destruction massive irakiennes, dont la source était un agent double du régime des mollahs.

Cela dit, des centaines d'officiers américains basés dans le camp Achraf en Irak entre 2003 et 2009 ont étudié l’OMPI de près. Toute personne désireuse de connaître la vérité aurait facilement pu les contacter. M. Wilkerson a déploré le fait qu'un accord conclu en 2003 avec Téhéran sur le troc humain et le transfert de membres de l'OMPI en Irak au régime des mollahs aient été rejetés par la Maison-Blanche. Selon une information diffusée le 18 janvier 2007 dans l’émission Newsnight de la BBC, en 2003, le régime des mollahs avait proposé aux Américains de « mettre fin au soutien apporté aux groupes d'activistes libanais et palestiniens et d'aider à stabiliser l'Irak » et de « rendre son programme nucléaire plus transparent ». « En retour, Téhéran a demandé à Washington… de dissoudre le groupe rebelle iranien, l’OMPI, et de rapatrier ses membres. L'un des principaux assistants de Colin Powell, Secrétaire d'État de l'époque, a déclaré à la BBC que le Département d'État était intéressé par ce plan – mais qu'il avait été rejeté. « Nous pensions que c'était un moment très propice pour le faire », a déclaré Lawrence Wilkerson à Newsnight. « Mais dès qu'il est arrivé à la Maison Blanche et au bureau du vice-président, le vieux refrain de ‘Nous ne parlons pas au mal’... est revenu sur le tapi. »
http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/6274147.stm

 

10. Toute personne désireuse de connaître la vérité aurait facilement pu contacter le général Raymond T. Odierno, qui, deux jours après la négociation avec les résidents du camp Achraf, a déclaré à l'AFP le 10 mai 2003 : « Ils sont ‘attachés à la démocratie en Iran’. et ‘les États-Unis devraient exiger un réexamen de leur statut de ‘terroriste’. »

http://ncpdaus.org/us-says-iran-opposition-in-iraq-agrees-to-disarm/

Il aurait également pu contacter le Général de Brigade David Phillips, chargé de la protection des résidents d’Achraf en 2004. Pendant qu’il était encore en service, il a écrit au directeur exécutif de Human Rights Watch, Kenneth Roth, en 2005 : « Je suis le commandant de la 89e Brigade de police et, à ce titre, j’étais responsable de la sécurité du camp Achraf de janvier à décembre 2004. Au cours de cette année, j’ai été informé de nombreux cas de torture, d’armes dissimulées et de personnes arrêtées de force par les dirigeants de l’OMPI. J'ai demandé à mes unités subordonnées d'enquêter sur chaque allégation. Dans de nombreux cas, j'ai personnellement dirigé des équipes d'inspection lors de visites inopinées dans les locaux de l’OMPI où les exactions présumées auraient été commises. Chaque signalement de torture, d'enlèvement et de dépravation psychologique s’est avéré infondée. En réalité, l’OMPI nous a informés de manière routinière des personnes qui souhaitaient quitter l’organisation, et les avaient ensuite transportées à nos portes.
« Je connais très bien les dirigeants de l’OMPI, et je connais personnellement, plusieurs parmi les 3000 personnes protégées. J'ai régulièrement visité des unités masculines et féminines.

Parfois, ces visites étaient annoncées, mais le plus souvent, il s'agissait d'inspections inopinées. Mes unités subordonnées choisissaient au hasard des billets, des quartiers généraux, des entrepôts et des bunkers pour des inspections sans préavis. Pas une seule fois, ils n’ont découvert des pratiques inappropriées de la part de l’OMPI. En outre, l’OMPI n’a jamais refusé l’accès à aucun de ses établissements....
« J'ai parlé à de grands groupes de membres de l'OMPI et j'ai également tenu, individuellement, des conversations avec des membres. À aucun moment, aucun membre, qu'il s'agisse de jeunes hommes et femmes ou de dirigeants très haut placés, n'a jamais signalé un comportement du type décrit dans votre récent rapport. »

http://ncpdaus.org/us-says-iran-opposition-in-iraq-agrees-to-disarm/

http://iranprobe.com/component/k2/colphillipslettertohrw-uscongress.html

http://iranprobe.com/component/k2/colphillipslettertohrw-uscongress.html

La colonelle Julie Norman, chargée de la protection d’Achraf en 2005 et 2006, a écrit dans un mémorandum officiel à la fin de sa mission du 24 août 2006 : « … Normalement, les membres de l’OMPI invitent leurs familles, amis et collègues vivant en Iran ou dans des pays étrangers à Achraf pour des visites. Ces visiteurs sont accueillis dans un environnement sécurisé et hébergés par l’OMPI. À l'occasion et avec l'autorisation du visiteur, l'OMPI peut inviter le personnel de la JIATF à les rencontrer.
« … Il n'y a ni prison, ni obligation de rester à Achraf ; tout le monde est libre de quitter l’OMPI quand il le souhaite. »

11. Les allégations d’Engdal dans son courrier électronique ont été examinées par diverses juridictions aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Suisse, en Allemagne, à la Cour de justice des Communautés européennes, etc. Toutes ces augustes instances ont rejeté ces accusations avec d’autres du même genre, lancées contre l’OMPI. En 2003, après l’occupation de l’Irak, lorsque l’armée américaine a pris le contrôle du camp Achraf, chaque membre de l’OMPI a été secrètement soumis à un contrôle, par sept agences américaines. Après un examen de 16 mois, les États-Unis ont conclu qu’il n’y avait aucun motif pour accuser un membre de l’OMPI pour violation du droit américain. En conséquence, tous les membres de l’OMPI ont obtenu le statut de « personnes protégées » en vertu de la quatrième Convention de Genève. Le 27 juillet 2004, le New York Times écrivait : « De hauts responsables américains ont déclaré que de longs entretiens avec des responsables du Département d'État et du Federal Bureau of Investigation (FBI), n'avaient fourni aucun motif valable, pour incriminer les membres du groupe. »

https://www.nytimes.com/2004/07/27/world/reach-war-people-s-mujahedeen-us-sees-no-basis-prosecute-iranian-opposition.html

12. Dans son acte d'accusation, Engdal cite les mêmes sources anonymes selon lesquelles l'OMPI utiliserait de faux comptes de réseaux sociaux, une allégation qui serait une redite des propos du ministre iranien des Affaires étrangères des mollahs, Zarif, et une tentative infructueuse de détourner l'attention des faux comptes de médias sociaux utilisés par Téhéran. Il s’agit d’une tentative pour édulcorer l’image des mollahs dans le cyber-espace, où des milliers de comptes du régime sur Twitter, Facebook, Instagram et Google ont été fermés depuis l’année dernière.
La dernière initiative de ce genre a eu lieu fin mai 2019. Une autorité de Twitter a écrit le 28 mai :
« Au début de ce mois-ci, nous avons supprimé plus de 2800 faux-comptes, en provenance d'Iran. »
Le 16 septembre 2018, M. Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères, a écrit : « Bonjour Jack. Twitter a fermé des comptes de vrais Iraniens, y compris ceux de présentateurs de télévision et d’étudiants, pour avoir soi-disant participé à une « opération d'influence ». Pourquoi ne pas regarder les robots à Tirana utilisés pour soutenir la propagande de « changement de régime » lancée par Washington ? »

Engdal écrit : « Le scientifique des données américain Geoff Golberg a découvert dans son analyse des centaines de comptes non authentiques de membres de l’OMPI. Qu’en pensez-vous, s'il vous plaît ?

Ce soi-disant scientifique des données n'est qu'un outil entre les mains du régime et de son lobby dans leur propagande contre la Résistance iranienne. La très grande majorité des Iraniens qui utilisent les médias sociaux éprouvent un dédain à son encontre. Fait intéressant, il continue de se plaindre que personne ne fait attention à ses plaintes au sujet de l'OMPI. Il a écrit : « Twitter a restreint mes comptes », et a conclu que Twitter est un « immense château de cartes ».
C'est ce que l'on doit appeler une « compromission du journalisme au service d'une théocratie ».

Représentant du Conseil national de la Résistance iranienne dans les pays nordiques
Oslo – le 5 juin 2019

 

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